Fini l'externat ! Bienvenue dans l'internat début novembre 2008... entre temps, nous profitons de notre été libre de toute contrainte pour voyager et découvrir le Sénégal, à commencer par sa capitale Dakar. Plongées dans l'hôpital universitaire de Fann, nous allons nous immerger dans un nouveau monde médical... puis les dernières semaines rimeront avec vacances bien méritées !
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Cuisine, vous avez dit cuisine ?Samedi soir j'ai fêté mon anniversaire avec tous mes amis. Et j'avais prévu de faire un Yassa poulet pour tout ce beau monde... Prévoir un Yassa pour 30 personnes, c'était mon objectif et j'y suis parvenue grâce au savoir-faire de Lalia, qui est venue m'aider toute l'après-midi. Nous avons passé notre temps la tête dans les fourneaux à faire mijoter notre sauce aux oignons, à cuire le poulet au barbecue, et surtout à goûter régulièrement la sauce pour rajouter une pincée de sel ou quelques gouttes de citron... Résultat : un succulent Yassa, avec 10 kgs d'oignons bien mijotés et 5 kgs de riz préparés au beurre et au persil... L'ensemble de mes invités a vraisemblablement apprécié ma cuisine et celle de Lalia, et je suis très fière de ce que j'ai préparé ! Lalia m'a très bien conseillée, surtout au niveau des épices, mais chut... secret de fabrication ! Je suis très heureuse d'avoir eu l'occasion de faire profiter mes amis de la cuisine sénégalaise, adaptée aux palais sensibles de Blancs... Comme quoi, le Sénégal est toujours présent au fond de moi... et de ma cuisine ! Publié à 01:15, le 30/09/2008, Mots clefs : Anniversaire !N'oublions pas nos chers amis dakarois !Aujourd'hui, c'est certes mon anniversaire (et mon quart de siècle d'ailleurs ;) ), mais c'est également celui d'El Hadji, le fils de Mamy, et également le filleul de Camille ! Il fête ses 2 ans... nous lui souhaitons beaucoup de bonheur pour sa vie future, et on l'attend de pied ferme en France, quand il viendra dans au moins 10 ans nous rendre visite... ça ne nous rajeunit pas ! Et après l'anniversaire d'Arouna le 16 septembre, il ne faudra pas oublier de souhaiter celui de Lamine le 26... nous avons tous les deux 3 jours de différence ! Puis viendra celui de Mamy le 29 septembre... Beaucoup de monde en septembre, le mois le plus beau de l'année... hihihi !! Publié à 12:41, le 23/09/2008, Paris Mots clefs : J'fais de la pub...Cette semaine se déroule notre amphi de garnison, c'est-à-dire notre choix de ville et de spécialité pour toute notre vie. Mardi, c'était Camille, et aujourd'hui c'était mon tour. Un peu le bordel ce truc... Publié à 15:24, le 18/09/2008, Mots clefs : Retour en France...Et nous y voilà déjà... retour depuis une semaine !Mardi, à 14h heure parisienne, nous voici de retour dans notre bon vieux pays, après une nuit blanche d'avion et d'attente interminable pour embarquer. Nous arrivons avec seulement 1h de retard, félicitations à notre chère compagnie portugaise... :) Nous étions partagées quant à ce retour : une certaine hâte, de revoir nos familles, nos amis et de retrouver notre environnement habituel. Mais d'un autre côté, une petite appréhension, car justement nous sommes parties 2 mois et demi, et nous nous sommes aussi habituées à notre petit train-train quotidien à Dakar ! Nous y avons vécu une petite tranche de vie, toute petite certes, mais ô combien importante à nos yeux. Notre retour s'est passé très bien : on s'est rendu compte que nos repères étaient toujours présents, et que nous sommes revenues chez nous. Déjà, dans les rues, rien que des toubabs !! Des voitures dans un état correct, des trottoirs propres... bref, tout change encore une fois, mais dans le sens inverse. On n'a même pas besoin de s'y réhabituer, c'est chez nous ! Après des retrouvailles chaleureuses avec nos familles, et surtout après une bonne et longue nuit de sommeil, nous voilà replongées en douceur dans notre quotidien. L'atterrissage s'effectue lentement, nous prenons notre temps... Il faut effectivement du courage pour se relancer dans la circulation parisienne, dans les transports en commun ! Mais parrallèlement à cela, on retrouve aussi nos amis, on passe notre temps à raconter notre voyage et à montrer les photos... on est toujours un peu au Sénégal, en fin de compte. Nous avons de quoi être occupées également : il faut s'occuper de paperasse pour notre rentrée en novembre en tant qu'interne. Ce voyage a été court et long à la fois : court, car 2 mois et demi permettent de se faire à peine une idée du pays, de son fonctionnement, de sa population, de ses besoins... On n'a pas le temps (ni les connaissances politiques ?) d'analyser tout, on attrape juste toutes les informations qui nous parviennent de tout côté. Et long, car cela représente une vraie parenthèse entre nos vies d'externe et d'interne, parenthèse qui est arrivée au bon moment. On est d'accord toutes les deux pour hurler sur tous les toits que c'est une expérience géniale à faire l'été de la D4, afin de souffler, de se déconnecter totalement de la réalité et de pouvoir se poser seul avec soi-même pour réfléchir à son avenir. Nous avons eu la chance inouïe de passer dans un service hospitalier très intéressant, très enrichissant, avec un personnel très qualifié qui nous a accueilli les bras ouverts, et qui a tenté de nous apprendre toujours plus de choses. Puis, au mois d'août, nous avons bénéficié de vacances inoubliables dans diverses régions du pays, à essayer de découvrir toujours plus ! Tout ceci en faisant des rencontres mémorables, et en gardant des contacts étonnants. Ce voyage, en résumé, ce n'est que du bonus. Nous revenons en France avec la tête pleine de souvenirs, très heureuses d'avoir eu la chance de pouvoir réaliser cette expérience à ce moment spécial de nos vies... Nos valises sont aussi remplies de souvenirs réels de l'Afrique ! Et nos cheveux apportent le dernier détail : les tresses, effectuées par une main de maître de Brigitte, une jeune lycéenne qui travaille chez Absa l'été. Nous avons essayé de rapporter le maximum de coups de coeur que nous avons eu au Sénégal ; les principaux étant probablement situés au fond de notre coeur ! Un merci chaleureux à la famille Gueye pour son hospitalité et sa gentillesse, ainsi qu'à toutes les personnes que nous avons appris à connaître là-bas. Heureusement que nous ne commençons que début novembre, cela nous laisse le temps d'émerger en douceur de notre rêve éveillé sénégalais... tout en continuant de contempler nos photos ! Publié à 04:20, le 11/09/2008, Paris Mots clefs : Découverte de la Petite Côte : la Somone Vue de la terrasse...Après notre semaine de vacances bien remplies et riches en images et émotions, nous repartons en vadrouille jusqu'à la Petite Côte, qui est située directement au sud de Dakar.
Nous sommes juste passés en voiture sans s'arrêter à Saly, qui est une ville entièrement dévouée au tourisme de masse, avec uniquement des complexes hôteliers s'alignant sur la plage, et l'Afrique totalement chassée de ce petit coin de paradis complètement artificiel. Les paysages restent magnifiques, mais la petite touche typique de la vie africaine manque.
A quelques kilomètres de là, nous nous arrêtons dans la maison de l'oncle de Damien, à la Somone. C'est une résidence secondaire, qui possède une vue imprenable sur la lagune et l'océan. Une terrasse immense située en hauteur nous permet d'apprécier le panorama dans son ensemble. Il y a même une minuscule île aux oiseaux en face de nous !
Malheureusement, nous avions trop vite oublié que c'est la saison des pluies au Sénégal... nous avons essuyé 2 jours de pluie torrentielle, parfois entrecoupée d'éclaircies timides, mais qui n'ont pas entravé la beauté du paysage et notre sensation de bien-être dans cette région.
On a appris également à nos dépends à quel point l'eau se révèle être une denrée inestimable, devant plusieurs coupures simultanées d'eau et d'électricité...
Les garçons n'ont pas failli devant la pluie, et sont allés maintes fois se baigner dans la lagune, et dans l'océan, profitant des vagues. Les filles se sont révélées plus timides, et seulement le dernier jour ont osé enfilé leur maillot de bain pour en profiter.
L'heure du départ est arrivée trop rapidement, mais nous étions d'accord tous les 5 pour avouer qu'on reviendrait volontiers dans ce petit coin de paradis, situé à environ 50 km de Dakar. Nous en avons pris encore une fois plein les yeux, et malgré le temps capricieux, nous avons contemplé de merveilleuses couleurs dans ce paysage grandiose.
Il s'agit véritablement d'un coup de coeur collectif ! Publié à 09:48, le 31/08/2008, Mots clefs : Journée à Joal-Fadiouth
Fadiouth, vue de l'île du cimetière
Nous clôturons notre balade dans le Sine Saloum par la visite de Joal-Fadiouth, qui se compose d'une ville, Joal et d'une île, Fadiouth.
Joal est la ville natale du premier président Senghor, et nous avons vu la grande maison familiale. Il s'agit également d'un grand port de pêche, très animé en fin d'après-midi, lors du retour des pêcheurs.
Nous avons également vu le plus vieux baobab du Sénégal, situé à quelques kilomètres de la ville de Joal : immense ! Etant en période d'hivernage donc de pluie, l'arbre était en fleurs, c'était magnifique à voir. Il possède également un trou en son centre, où des curieux se bousculent pour entrer à l'intérieur du baobab, riche en chauve-souris ! Malheureusement, l'arbre est entouré, voire "pollué" par de nombreux marchands ambulants, qui profitent de l'attrait touristique de la nature.
Notre visite se continue par la découverte de l'île de Fadiouth, baptisée l'île aux coquillages, uniquement accessible à pied par un pont en bois récemment construit. Nous avons été guidés au sein de cette île majoritairement habitée par des catholiques, et dont le sol est uniquement composé de coquillages, même en creusant à plusieurs mètres de profondeur. Les vendeurs ont ici un sens du commerce et de l'humour assez original, en baptisant leur boutique par des noms de grandes enseignes françaises : Mammouth, Auchan, Leclerc, Casino...
En face de l'île principale, il existe une seconde petite île, également accessible par un petit ponton et qui constitue le cimetière musulman et chrétien réuni en un seul. Cette particularité révèle donc la bonne entente qui semble régner entre ces 2 religions au Sénégal.
Pour finir, nous avons vu les greniers de mil (céréale) qui se multiplient à quelques mètres de l'île principale, et dont chacun appartient à une grande famille de la région, et constitue les provisions pour l'année.
Cette journée de visite nous a encore permis de découvrir de magnifiques paysages dans la région, et d'en apprendre encore sur le pays. Publié à 09:22, le 31/08/2008, Mots clefs : Voyage dans le Sine Saloum Coucher de soleil sur la plage de N'DanganeNous continuons notre périple sénégalais en visitant le Sine Saloum : destination N'Dangane. Il s'agit d'un petit village situé à 160 km au sud de Dakar avec les 30 derniers km uniquement accessibles par une piste mal entretenue, nécessitant donc de multiples traversées à travers les champs de mil ! Résultat : 1h rien que pour parcourir ces 30 derniers km, en taxi-brousse, d'où un voyage mouvementé de 4h30 au total.
Ce village se divise en 2 parties : N'Dangane village, village typique de pêcheurs sénégalais de 1500 habitants, et N'Dangane campement, essentiellement aménagé pour les touristes avec hôtels, restaurants et boutiques-souvenirs ; les 2 parties étant bordées par la mer.
Nous étions logés à N'Dangane campement, dans la maison des cousins des Gueye : une grande et belle maison avec terrasse et hamac ! Sur place, nous avons rencontré Dame, un piroguier avec lequel nous avons fait notre baptême de pêche à la ligne en pirogue. Malheureusement le premier jour ne fut pas très riche en poissons... Ce fut une journée idyllique entre pêche, balade en pirogue au milieu des îles du Saloum, et une pause pique-nique sur une petite île déserte pour savourer notre unique poisson pêché !
Après cette journée très ensoleillée sur l'eau, on a tout de même ramené 2 bonnes écrevisses à la maison : les frères Sicard... Le lendemain, visite du village de Mar Lodj, situé sur une île aux alentours, ayant pour particularité d'être composé en majorité de Chrétiens. Nous avons assisté de loin à la messe du dimanche, avec des chants et de la musique plus joyeux et entraînants qu'en France, portés par des djembés, guitares et choral.
Nos 3 hommes sont retournés à la pêche une seconde fois les jours suivants avec Dame, pendant que les filles sont restées à la maison à faire la cuisine : un poulet cuisiné à la sénégalaise, qui a été très apprécié ! Les garçons sont revenus très fatigués mais heureux, avec plus de 20 poissons à leur actif...
Ces 6 jours inoubliables de vacances nous ont ainsi permis de découvrir une nouvelle région du pays, loin du stress de la ville de Dakar, constituée de magnifiques paysages verdoyants, et avec un peuple sénégalais toujours aussi accueillant et chaleureux : bref, le vrai pays de la téranga ! Publié à 09:09, le 31/08/2008, Dakar Mots clefs : Retour à Saint-Louis avec nos 3 hommes Voyage en car-rapide trop rapide !Retour à Saint-Louis, cette fois-ci bien escortées, dans un hôtel paradisiaque à touristes. Nous avons fait découvrir à nos touristes le voyage en taxi-brousse, mais dans des conditions plus confortables : pas de passage par la gare routière Pompiers de Dakar (où nous devenons de véritables proies pour les chauffeurs des taxi-brousses), mais un chauffeur très sympathique qui est venu nous chercher directement chez nous, pour nous déposer à l'hôtel. Sa voiture (toujours un break Peugeot 505), en assez bon état comparée à d'autres que nous avons vues et/ou empruntées, nous a emmenés en 4h jusqu'à destination. L'hôtel Mermoz, très bonne adresse que nous avions déjà repérée la première fois, se révèle être un endroit paradisiaque conciliant piscine, bungalows confortables, donnant directement sur la plage... on se sent enfin en vacances, après avoir crapahuté dans Dakar. Les journées se passent et se ressemblent : dès le lever, direction piscine, puis gros petit-déjeuner royal, et selon les envies et motivations, balade dans la ville de St Louis ou glandouille à la plage. L'espace de quelques jours, nous nous déconnectons de tout, y compris de l'Afrique elle-même, car nous sommes dans un cocon à touristes où la vraie vie africaine se déroule loin de nous. Il faut avouer que larver et bronzer autour de la piscine, ça fait du bien. La ville de St Louis est toujours identique : agréable à visiter, respirable et moins polluée par rapport à Dakar, une petite île à taille humaine que nous arpentons à pied. Nous avons visité le Centre de Documentation et de Recherche du Sénégal, qui retrace l'histoire du pays de la préhistoire à nos jours, à l'aide de documents, photos, fouilles archéologiques... Damien a encore essayé de marcher sur les traces de ses ancêtres, en s'informant sur l'histoire familiale des Lezongard à St Louis. Marie a, quant à elle, trouvé la rue Thévenot... Nous avons flâné à l'ombre des maisons au style colonial, nous avons fait quelques emplettes après avoir marchandé fermement (comme d'habitude), avant de revenir en car-rapide trop rapide très local à notre luxueux hôtel. Les vraies vacances sont là ! Publié à 05:11, le 11/08/2008, Mots clefs : Arrivée de 3 touristes Florent, Damien et JérômeDate tant attendue, surtout par Marie : mardi 5 août, arrivée de Damien et des frères Sicard à Dakar ! Date rimant avec vacances, détente et farniente... Une arrivée qui fut mouvementée : tout commence avec 2 heures de retard lors de l'escale à Madrid, et qui se poursuit avec la perte d'une valise ! L'accueil à l'aéroport finit de mettre nos 3 touristes dans le bain de la vie dakaroise : une horde de taxi-mans proposant des prix exorbitants pour nous amener chez nous, attrapant les valises, n'essayant même pas de discuter... Après cet épisode, le programme des vacances peut enfin débuter. Mercredi, nous emmenons nos "gardes du corps" dans le centre ville pour visiter l'institut français, le café de Rome, le marché artisanal Kermeul... et les habituer à ce nouveau rythme de vie. Le soir, nous avons cuisiné pour la famille Gueye : au menu, soirée crêpes, salées ou sucrées (on avait même acheté du Nutella....). La préparation du repas a été quelque peu laborieuse, à cause d'une coupure d'électricité, nous obligeant à éclairer la poêle à la bougie... pendant que Florent tournait la manivelle (lala lala lala... chanson du voyage !) Gros changement de décor en une journée, gros dépaysement pour nos toubabs. Le lendemain, c'est au tour de la famille de leur faire découvrir la gastronomie sénégalaise (couscous de mil), en mangeant à l'africaine, tous dans le même plat. Jeudi, la visite se poursuit avec la découverte du quartier de Fann, notre hôpital, puis la rencontre brève avec Mamy, et enfin le marché aux tissus à HLM où nous avons flâné, acheté du tissu, trouvé un tailleur et commandé des habits sur mesure. Vendredi, nous emmenons nos touristes sur l'île de Gorée. Le temps fut mitigé durant la journée, mais nous avons pu grandement profiter : balades jusqu'au Castel, rencontres avec la population insulaire, baignades sur la plage... et bien-sûr la Maison des Esclaves, pendant que les filles découvraient le musée de la femme, juste en face. Damien a essayé de retrouver les traces de ses ancêtres sur l'île, en cherchant la maison familiale et en questionnant la population locale. Voyage qui rime avec retour aux sources ! Lamine et Mouna, sa copine, nous ont rejoint en fin d'après-midi. Au programme : baignades et rigolade ! Nous avons eu beaucoup de compliments de la part de nos 3 touristes, nous remerciant de les trimbaler partout, sans qu'ils aient à lever le petit doigt, et de l'intérêt de notre programme de vacances que nous avions élaboré. Ils continuent à être impressionnés chaque jour par notre maîtrise du marchandage de chaque instant, et de notre maigre pratique du wolof ! Pourvu que ça dure ! Publié à 04:04, le 11/08/2008, Mots clefs : Le pays de la téranga Mamy et nousOn nous l'a dit, on l'a vu écrit partout, mais il fallait qu'on le vérifie par nous-mêmes : le Sénégal est-il vraiment le pays de la "téranga" (hospitalité en wolof) ? Nous l'avons vu en réalité dès la première seconde, à l'aéroport, quand les gens de la sécurité nous ont apporté leur aide. Ensuite, nous le vivons au jour le jour auprès de la famille Gueye, qui nous accueille chez eux à bras ouverts, comme de vrais membres de la famille. Et pour finir, nous avons été invitées par notre banquière préférée, Mamy, la pro des travelers cheques, à cuisiner le Yassa poulet et apprendre le wolof en cours intensifs ! Ici au Sénégal, on découvre avec plaisir chaque jour la gentillesse, la solidarité et l'amitié des dakarois. Dans la famille, à l'hôpital, dans la rue, dans les transports, et même à la banque ! Jamais en France vous n'entendrez votre banquier vous proposer avec le sourire de venir chez lui déjeuner en famille. Ou alors, c'est parce que c'est un ami très proche... Notre journée du premier dimanche d'août fut donc consacrée au marché, à la cuisine et aux cours de wolof chez Mamy et sa famille. Nous avons noté chaque étape de la préparation du Yassa poulet, et nous avons pris quantité de photos pour prouver notre motivation à participer activement à la cuisine ! Entourées par Mamy, Mama (sa petite soeur), et ses 2 petits bout de chou (El Hadji et Ousmane), nous nous sommes littéralement éclatées à faire mariner le poulet, couper les oignons, les légumes... on n'a pas vu le temps passer ! Le résultat était à la hauteur de nos exigences et de celles de la famille qui avait faim : un excellent Yassa qu'on espère pouvoir refaire seules. La prochaine étape : cuisiner pour la famille Gueye, afin de valider "l'épreuve" cuisine sénégalaise ! La famille de Mamy nous a offert un accueil chaleureux et une journée inoubliable. Mamy, notre jeune banquière au grand coeur, nous a ouvert son univers et sa maison avec joie. Mamadou, son mari, enseignant en management est un homme très ouvert et cultivé avec lequel nous avons eu des discussions passionnantes ; Mama sa petite soeur, étudiante en gestion, nous a transmis son savoir-faire culinaire (surtout avec les oignons !) ; et nos 2 filleuls de coeur : El Hadji (1 an et demi) pour Camille, et Ousmane (3 ans) pour Marie. Tout le monde nous a adoptées immédiatement, en nous intégrant dans la vie de famille. Nous avons trouvé en Mamy une nouvelle amie, et surtout nous avons eu notre confirmation de départ : le Sénégal est bien le pays de la téranga. Publié à 04:41, le 5/08/2008, Mots clefs : Dernière semaine d'externat...
Et voilà, ça y est... on a terminé notre externat !!! Place à l'internat... mais avant, des vacances bien méritées ! Nous avons passé notre dernière semaine de stage dans un centre de santé municipal, sorte de dispensaire qui propose des consultations de médecine générale, de pédiatrie, de dermato, une maternité avec possibilité d'accouchement et une petite salle d'hospitalisation si besoin. Cette expérience nous a beaucoup marquées : tout d'abord, cela nous a permis de voir le premier échelon du système de santé sénégalais et de mesurer encore plus le manque de moyens qui s'avère être ici flagrant. En effet, les consultations sont pour la plupart assurées par des infirmiers ou des étudiants en médecine, très peu sont sous l'autorité d'un médecin diplômé, du fait d'une pénurie de personnel. Ajoutons à cela l'absence de possibilité d'effectuer des examens complémentaires et des consultations plus que bondées (en moyenne 5 min par patient)... Donc dur dur, mais c'était intréressant de voir cela, ça nous a permis aussi de mieux comprendre pourquoi les patients arrivent à l'hôpital dans un état aussi avancé de leur maladie, et une fois de plus de faire avec les moyens du bord et de constater que le personnel médical se bat toujours quoi qu'il se passe. Marie était en consultation de médecine générale et Camille en consultation pédiatrique : dès le 1er patient on nous a tout laissé gérer toutes seules mais tout de même à leur façon : c'est à dire que vu la limitration des moyens ils préfèrent prescrire "large", à savoir antibiothérapie facile, anti-palu facile (épidémie oblige!). Donc on a appris à faire autrement. Puis nous sommes allées en consultation dermato : c'était très intéressant, on était encadré par une médecin très sympa, qui nous a expliqué plein de choses et surtout on a pu voir beaucoup de dermatoses différentes. Mercredi matin nous avons fait le pot de départ dans le service de maladies infectieuses. C'était dur de partir du service : on a eu la même sensation qu'en France en fin de stage, on s'est attaché à nos collègues, nos patients, donc dur dur de décoller après la fin du stage. En plus on a eu un discours très émouvant du Dr. Méry... Donc définitivement, on a passé un très bon stage, très formateur sur le plan médical, humain. On fera une pub d'enfer quand on rentrera en France auprès de notre fac pour encourager d'autres étudiants français à venir dans ce si bon service! Adieu externat, bonjour internat et surtout en attendant novembre bonjour les vacances!!! Publié à 01:53, le 2/08/2008, Mots clefs : Escapade sur l'île de N'Gor![]() Face à la mer Vendredi rime pour nous avec journée touristique ! Nous avons été excusées auprès de nos internes en stage pour... aller visiter l'île de N'Gor, située au nord de la presqu'île de Dakar ; afin de laisser un beau souvenir à Maéva pour sa dernière journée à nos côtés. Nous n'avons pas été déçues ! Tout débute par une traversée rapide en pirogue (décidément), mais cette fois-ci avec de très beaux gilets de sauvetage orange vif. L'île est petite, mais magnifique ! Sa situation géographique lui permet de faire face à l'océan Atlantique, et nous offre un spectacle ahurissant : des côtes abruptes, avec des vagues heurtant les rochers, la couleur si pure de l'océan... Nous sommes restées assises un bon moment face à la mer pour regarder ce spectacle et écouter le bruit si apaisant de la mer. Le tour de l'île fut rapide et agréable, le long des petites ruelles révélant de multiples petites maisons colorées et typiques, le tout agrémenté de visites d'ateliers d'artisans locaux. Un seul mot : charmant ! L'après-midi fut nettement moins actif : nous avons larvé comme 3 légumes sur la petite plage de l'île, que nous avons eu du mal à trouver ! Mais quel bonheur : une petite plage, justement, inconnue du grand public et des touristes, en face du quartier de N'Gor à Dakar (terre ferme), protégée du soleil par d'énormes palmiers... magnifique ! Nous en avons profité pour bronzer aussi... La journée fut tellement éreintante, que nous n'avons pas fait grand-chose de notre soirée. Nous avons dîné chez les Gueye en compagnie de Maéva, qui se préparait mentalement au retour au pays... Le lendemain matin, debout 5h15 pour l'accompagner à l'aéroport ! Dernier voyage en taxi pour notre petite toubab qui doit rentrer... Camille et Marie, nos grandes aventurières, ont quant à elles passé leur week-end à larver et à dormir, afin de récupérer l'énergie dépensée au cours des 2 dernières semaines grâce à Maéva !!!! Nous profitons de ce clin d'oeil pour lui (re)souhaiter un très joyeux anniversaire ! :) Publié à 04:03, le 28/07/2008, Mots clefs : Le lac (plus ou moins) rose... Au resto ivoirien avec les fillesEn tant que bonnes touristes qui se respectent, nous avons suivi les conseils du guide du routard pour aller visiter le lac Retba, ou lac rose, situé à une trentaine de km du centre de Dakar. C'est une région qui est devenue connue du monde entier grâce à la course Paris-Dakar, qui se termine juste à côté. D'ailleurs, dans le village le plus proche du lac, un centre de santé porte le nom de Thierry Sabine. Ce lac est une curiosité biologique : il devient rose selon le temps et la saison (généralement quand il y a beaucoup de vent, et de soleil). Cette particularité lui vient d'une bactérie spéciale, qui réalise tout un tas de réactions chimiques pour aboutir à cette couleur. Le lac est également 10 fois plus salé que l'océan, et également plus salé que la Mer Morte. Nous n'avons pas tenté la baignade, mais on aurait pu !! Une chose est sûre : nous n'aurions pas coulé... La profondeur n'excède pas 3 m : 1m50 d'eau, et 1m50 de sel. Les chasseurs de sel peuvent donc le récupérer en étant seulement à moitié immergés, puis remplissent des petites barques durant la journée. Le sel est ensuite acheminé partout dans le pays par camion. Malheureusement, nous n'y sommes pas allées à la bonne période... on nous a menti, le lac rose ne l'est pas !! Il était plutôt sur les tons gris-bleu, et c'était tout de même joli à regarder... Pour oublier notre immense déception, nous avons décidé d'organiser une soirée resto avec les autres filles de notre promo : Virginie, Cécile et Céline. Nous avons fait un petit saut dans leur logement, dans le quartier Sacré-Coeur, puis nous avons mangé ivoirien, avant de terminer la soirée... au Just 4 U ! Et pour une fois, nous avons pu assisté à un vrai concert, mêlant jazz, reggae... Nous nous sommes bien remises de nos émotions ! Publié à 03:38, le 28/07/2008, Mots clefs : Week-end à Saint-Louis Photo de groupe à la fin de la balade en calèche (Marie, Sophie, Isabelle, Charlotte, Maéva, Camille et Mélodie assise)Nous voilà parties pour un week-end à Saint-Louis avec nos co-externes lyonnaises et marseillaises ! Il s'agit d'une ville située au nord du Sénégal, donnant sur le fleuve du même nom, à quelques kilomètres de la Mauritanie. Tout commence par un voyage mémorable en taxi-brousse ou taxi 7 places (il s'agit en réalité d'un break Peugeot 505, avec le coffre transformé en banquette 3 places), qui a duré quasiment 5 heures, pour 250 km !! Au moins, le chauffeur ne risquait pas d'avoir une contravention pour excès de vitesse... Tout s'est bien passé, mais nous étions toutes contentes d'arriver, parce que nos petites fesses commençaient sérieusement à chauffer ! La région de Saint-Louis offre un spectacle magnifique à l'arrivée : on est bordé d'un côté par le fleuve Sénégal, et de l'autre par l'océan... tout est immense, le paysage s'étend à perte de vue, et rien que cette vision nous dépayse totalement de Dakar, où tout est étriqué et rapidement irrespirable. La ville est en fait une île, située entre le fleuve et l'océan, et accessible via le pont Faidherbe, le pont le plus léger du monde... parce qu'il est "fait d'herbe" (un exemple de l'humour sénégalais !). Les hôtels sont pour la plupart situés de l'autre côté, c'est-à-dire sur le petit bout de terre entre l'île et l'océan. Le nôtre en faisait partie, dans le quartier de l'hydrobase, à 4 km de la ville. Petit coin de paradis ! L'Oasis nous propose des cases, des bungalows, avec piscine, et plage de l'autre côté... que demander de plus ? Nous avons bien profité de toutes les opportunités offertes par notre hôtel, et nous avons pu nous sentir totalement en vacances l'espace de 2 jours... Quant à la ville, elle est divisée en 2 quartiers : l'île Sud, à prédominance catholique, et l'île Nord, à prédominance musulmane. Les quartiers ont conservé un style colonial datant de plusieurs centaines d'années, et la ville toute entière respire le calme et la sérénité. On se sent bien à Saint Louis ! Les rues sont libres, il y a peu de circulation, et moins de pollution qu'à Dakar. Nous avons découvert l'île lors d'une balade en calèche (si si !), et nous sommes passés partout. Nous avons vu la mosquée, la résidence du gouverneur, l'hôpital (ben tiens)... encore des dizaines de photo dans la boîte ! Nous avons également assisté à la préparation du poisson fraîchement pêché, qui est de suite grillé avant d'être envoyé dans le reste du pays. Charmante odeur, vous imaginez bien ! Lorsque la nuit est tombée, nous étions toujours sur l'île pour dîner. L'ambiance y était légère, agréable, soutenue par une brise légère. Le dimanche matin, pour les plus motivées (Camille et Maéva entre autres), notre guide de la veille nous a proposé une balade en pirogue le long de la langue de Barbarie, qui est le dernier bout de terre entre le fleuve et l'océan. C'est un endroit magique, où le fleuve et l'océan se rejoignent mais ne se mélangent pas... La langue de Barbarie abrite également des dizaines d'espèces d'oiseaux différentes, car elle représente le premier point d'eau disponible après la traversée du désert. Et oui, nous étions presque dans la région la plus chaude de la planète ! Et pour les moins courageuses (Marie entre autres), la matinée rimait avec glande totale : piscine, bronzette, balade dans les environs ! Nous avons vécu une expérience assez impressionnante : une pluie tropicale. C'est très fort, c'est carrément le déluge, le hall de l'hôtel était quasiment inondé, mais tout rentre dans l'ordre très rapidement, et le soleil n'hésite pas à revenir briller quelques minutes plus tard. Hallucinant ! Le retour s'est effectué sans encombre avec un minibus, arrivée tardive à Dakar, mais que de bons souvenirs enregistrés dans nos mémoires ! Publié à 12:00, le 24/07/2008, Mots clefs : Plongée, tailleur, soirée sénégalaise... 3 jolies sénégalaises en sortie !Afin de continuer le récit palpitant de nos aventures, nous voici mercredi après-midi décidées à faire une balade en bateau et un baptême de plongée (pour Camille et Maéva seulement, car Marie préfère faire attention à ses petites oreilles !), sur les conseils de Virginie. Nous nous sommes donné RDV à l'Océanium, qui est à la fois un hôtel, un restaurant et un club de plongée. Mission préparation, installation des bouteilles d'oxygène, premières consignes de sécurité sur la plongée etc... Puis c'est le départ en mini-barque, destination les îles de la Madeleine ! Traversée légèrement mouvementée à cause du vent, mais arrivée sans encombre juste devant l'île. C'est une réserve naturelle, où il y a énormément d'oiseaux, et où on peut aller visiter, mais nous, nous sommes passées par la mer, et nous avons eu un panorama magnifique sur l'île et sur la baie de Dakar, en face. La pression monte sur le bateau, chacun y va tour à tour.... sauf Marie, qui reste bien sagement sur sa mini-barque, à prendre des photos pour ne pas penser à son mal de mer ! D'abord Maéva, puis Camille, chacune avec soit le moniteur, soit un plongeur expérimenté de niveau 3, pour découvrir le monde merveilleux aquatique, à environ 5m de profondeur. Entourées de silence, de plénitude, de couleurs, de nouvelles sensations, nos 2 plongeuses aguerries en ressortent totalement émerveillées, et avec le seul désir d'y retourner dès qu'elles le pourront. Le soir-même, pour se remettre de toutes ces émotions, c'est chez le tailleur que nous avons RDV pour choisir notre tissu pour faire notre tenue sur mesure. Chacune craque sur une couleur et un modèle différent, et le tailleur prend nos mesures avec soin, sous l'oeil attentif de Virginie qui note consciencieusement chaque chiffre ! Nous allons devoir patienter jusqu'à vendredi pour récupérer nos nouveaux habillages.... mais la surprise sera tellement bonne ! Le lendemain soir, pour poursuivre sur la discussion chiffons, nous sommes invitées par Absa à une soirée culturelle sérère (une ethnie sénégalaise, connue pour son sens du rythme, et sa musique résonnant aux sons des percussions). Comme il faut se mettre sur son 31, Tata Absa nous prête à chacune une tenue traditionnelle rayonnante, aux couleurs vives et si agréable à porter ! Nous n'avons pu résister au plaisir de se prendre en photo, évidemment, pour vous montrer... de vraies sénégalaises ! Plus le temps passe, et plus on se fond dans la masse... Publié à 12:31, le 23/07/2008, Mots clefs : Fête nationale à l'ambassade de France Façade de la résidence de l'ambassadeurA l'occasion de la fête nationale française du 14 juillet, tous les français présents à Dakar étaient invités à la résidence de l'ambassadeur français du Sénégal. Grâce à nos co-externes parisiens, l'information nous est parvenue à temps. Nous avons ainsi été conviées à la garden-party du 14 juillet. Au programme : préparation entre nanas, discussion chiffons, maquillage, robe, chaussures... Puis direction l'ambassade, habillées toutes les 3 en "princesses" ! Heureusement que nous avions fait un gros effort vestimentaire, car certains de nos co-externes n'ont malheureusement pu rentrer avec nous, pour cause de port de tong prohibée... On se serait cru à l'entrée d'un club très huppé, avec en prime des militaires-videurs ! Et enfin... nous y voilà ! On est arrivées dans le jardin sur la Marseillaise, interprétée par une chanteuse classique sénégalaise, et une petite pluie tropicale adoucissant la chaleur. La suite de la soirée nous a permis de retrouver d'autres externes qui sont en stage à l'hôpital Principal : Virginie et Cécile (de notre promo à Paris). Marie a eu la surprise de retrouver une ancienne amie de lycée, Marie-Quitterie, qui travaille pour une ONG... le monde est petit ! Nous avons dégusté des petits-fours, du vrai pain, et... du fromage !!!!! Le tout accompagné de bière, de champagne et de whisky pour certaines (hein, Camille !!).... C'était une ambiance irréelle, le fait de se trouver dans ce genre de soirée, au Sénégal... sachant que probablement jamais plus on ne sera invitées chez un ambassadeur ! Publié à 03:44, le 21/07/2008, Mots clefs : Arrivée d'une toubab !
Dès le lendemain, on embarque notre touriste préférée à bord de la chaloupe, direction l'île de Gorée. Coup de coeur collectif !!! Une petite île de 900 sur 300m, à 20 min de Dakar en chaloupe (petit ferry), magnifique, naturelle, au cachet intact... elle porte une richesse immense, tant sur le plan historique que culturel. La première étape de la visite est évidemment la Maison des Esclaves, connue au niveau mondial comme étant un symbole de l'esclavagisme massif africain : c'était un endroit où étaient entassés les esclaves, hommes, femmes, enfants, avant de passer "la porte du voyage sans retour" (porte donnant accès à la mer, d'où sortaient les esclaves pour gagner les Amériques et l'Europe). Un guide nous a relaté en détail le fonctionnement quotidien de cette maison, et nous a donné le sentiment de vivre l'espace de quelques minutes l'horrible tragédie de ces familles littéralement déportées. Moment riche en émotions (et en photos) ! La visite s'est poursuivie avec la découverte du reste de l'île : petites maisons colorées, petites ruelles fleuries et chaleureuses, population insulaire accueillante... Nous avons assisté à l'élaboration d'un tableau fait entièrement avec du sable de couleur différente, provenant de diverses régions du Sénégal, et la première à avoir craqué et dépensé ses deniers est Camille, pour une danseuse africaine en sable. On est monté en haut du Castel (après une ascension difficile sous la chaleur et la faim), et sous nos yeux émerveillés, nous avons admiré le diaporama autour de Gorée. Les appareils photos ont souffert et ont gardé en mémoire ces vues magnifiques de la baie de Dakar, et le reste de l'île. Après un petit moment de détente sur la plage, nous avons dû repartir sur la terre ferme et reprendre notre routine hospitalière, agrémentée d'après-midis touristiques avec Maéva. Une chose est sûre : nous reviendrons à Gorée ! Publié à 03:27, le 17/07/2008, Mots clefs : A la nôtre !
On se disait toutes les deux que, finalement, c'était sans doute plus agréable de vivre ce moment d'attente ici, loin de Paris, de la fac, de notre routine quotidienne... et on avait raison ! C'est avec plus de recul qu'on a patienté jusqu'au jour J, mercredi, (enfin, Marie surtout :) ), et les résultats sont très satisfaisants. On a fêté cela le soir-même avec nos co-externes français dans un pub-resto juste en face de l'hôpital de Fann, au "Just 4 U" : bouffe délicieuse, ambiance très sympa. On mange sur des tables dehors, à la belle étoile, sous les palmiers (et les ventilateurs et parfois les moustiques malheureusement se joignent à nous...). Il y a un concert différent chaque soir : jazz, musique africaine, reggae... C'est une adresse qu'on retient, et où on compte retourner ! On a enchaîné le vendredi soir avec un concert à l'institut français Leopold Sedar Senghor dans le centre de Dakar, dans le cadre d'un festival découverte pour jeunes talents, et on a été très gâté ! 2 groupes se sont produits sur la scène : le premier, de musique traditionnelle africaine, et le second, de style musical plus hétéroclite mariant du jazz, de pop et de musique traditionnelle. Vraiment très sympa ! De surcroît, l'institut français est un site vraiment agréable : de style colonial, avec une terrasse-resto, et derrière une "galerie" d'art et un atelier de confection artisanale. A faire, surtout quand on est français !! Le tout entouré d'un jardin avec un immense baobab, et avec une scène en plein air où se déroulent tour à tour des concerts variés, des projections de films... On continue notre découverte de la ville, malgré le stage et les horaires éreintants (pfff la blague)... on joue les touristes à fond, surtout qu'on commence à maîtriser le marchandage des taxis et la vie dakaroise nocturne ! Publié à 03:13, le 17/07/2008, Mots clefs : Première semaine à l'hôpitalBâtiment des maladies infectieuses
Pour commencer, on a fini par prendre le rythme matinal (début du stage à 8h30). Le matin, voyage en car-rapide, toutes seules comme des vraies pro ! On ne s'est pour l'instant pas perdues une seule fois, même s'il y avait des grèves étudiantes qui ont causé une déviation des bus... pas de problème, on a géré comme des belles gosses. Ensuite, notre rôle d'externe sur place : on l'avait déjà dit dans notre première journée, c'est la même chose qu'en France. Le niveau des connaissances médicales de l'ensemble des médecins est tout à fait comparable au nôtre, voire supérieur sur la sémiologie ! Ils connaissent tout par coeur, dans les moindres détails, c'est impressionnant. Leurs observations ressemblent à des romans (cf Daraï pour continuer dans la gynéco Tenon), ils font des phrases longues, même pas de tiret ! Leur examen clinique est très précis. Tout cela s'explique par le manque de moyens, qui les limite beaucoup dans leur prise en charge. C'est sur ce point que nous sommes déroutées, et nous devons nous habituer à cette énorme différence. La deuxième énorme différence est que tout soin et médicament ou examen, est à la charge du patient. Par exemple, pour un patient qui a de la fièvre (chose classique en maladies inf!), on doit d'abord aller voir sa famille pour lui demander s'ils ont assez d'argent pour payer le ballon d'hémoc... au final, tout le monde ne peut pas en bénéficier ! Autre exemple, le prix du scanner, qui est un examen extrêmement difficile à obtenir, s'élève à 40000FCFA pour un SMIC sénégalais à 30000FCFA/mois... pour être hospitalisé, il faut avoir les moyens ! Et aussi une très bonne connaissance sémiologique de la part des médecins, afin de pouvoir soigner au mieux les gens avec les moyens du bord. Autre point différent, et qui est fondamental : l'absence de conditions d'asepsie, même les plus élémentaires. Pas de savon, encore moins de Sterilium, pas de masque, pas de gants (au mieux, une paire par jour et par infirmière, et encore), pas de champ stérile, à peine de l'alcool pour désinfecter ses mains avant de faire une PL... C'est la porte ouverte à toutes les infections nosocomiales ! Sans transition, parlons un peu des maladies que nous avons rencontrées : Marie, qui est en salle, voit surtout des terrains tuberculose-VIH, des infections opportunistes (cryptococcose neuroméningée), parasitose (amibiase...). Camille, qui est en unités de soins intensifs, voit des tétanos +++ (ça nous change, nous on connait pas !!), des méningites cognées comateuses et des infections opportunistes (toxo...) Ce n'est pas vraiment une réa comme vous connaissez, il n'y a pas 200 machines qui bipent autour du patient, il y a juste à peine de l'oxygène... Même pour faire un ECG, c'est impossible car l'appareil est en panne ! Dans le service, nous sommes loin d'être perdues : il y a d'autres externes français avec nous. Il y a également quelques sénégalais, qui doivent rattraper leur stage durant l'été. Nous sommes donc une vingtaine, c'est pourquoi le service a décidé de reprendre son schéma de l'année scolaire en nous proposant des cours le matin, des travaux dirigés, et des présentations !! Pour ceux qui s'en doutent déjà, Marie est déjà sur le coup pour la première... mais avec 2 autres étudiants. Camille nous fera un topo sur le tétanos la semaine prochaine. On va être au taquet ! C'est même limite flippant, parce que les médecins ont l'air vraiment exigeants... on vous tiendra au courant pour nos présentations de patients. Et enfin, nos horaires : on a donc vu avec le chef de service pour faire un temps complet, et nos journées se terminent rarement après 15h30... c'est le rythme africain ! Pour conclure ce premier bilan, tout se passe bien. Comme vous l'avez compris, on est super bien encadrées, bien prises en charge (Tounian avait tort et n'a qu'à se rhabiller ;)), et on va sortir de là avec beaucoup de nouvelles connaissances, et surtout un nouveau regard sur la médecine avec un sens clinique aiguisé. On sera des internes trop fortes, qui pourrons s'en sortir sans 3 tonnes d'examen complémentaire... Mais tout ceci n'empêche pas un sentiment de frustration concernant le manque de moyens qui se révèle crucial dans certains cas. See you ! Publié à 04:30, le 4/07/2008, Dakar Mots clefs : Premier jour de stage !ça y est, on a enfin mis le pied dans le vif du sujet : destination hôpital ! Après un petit périple à la plage de N'Gor dimanche, et près de la pointe des Almadies (le point le plus à l'ouest de toute l'Afrique !), où nous avons bien bronzé ;) (même Marie, et sans coup de soleil s'il vous plaît !!), nous voilà embarquées à nouveau dans la routine d'un stage hospitalier. RDV à 8h avec le chef de service, que nous avons à peine croisé, d'où reRDV demain 8h ! Visite du service par le chef de clinique Magloire (qui a fait un an d'internat en France à St Antoine !!!!), très sympa ! Ensuite premier staff du service : exactement pareil que chez nous ! Il y a les râleurs, qui profitent du staff pour exposer leurs déboires personnels en public, les timides qui n'ouvrent pas la bouche, les étudiants qui s'emmerdent, le second du service qui blablate et qui ressemble comme deux gouttes d'eau étranges à ce cher Uzan ! C'est du copier-coller par rapport à notre stage de gynéco à Tenon... on était pas perdues ! On est chacune dans un endroit différent : Camille en unités de soins intensifs (bof bof la réa) et Marie en salle au premier étage. Nous sommes accompagnées par d'autres externes français : 3 D1 de Lyon et un D4 de Paris Ouest. Le repas du midi a permis de découvrir leur salle internat locale : la "popote" ! Repas traditionnel avec riz, jus de tamarin et flotte à volonté parce qu'il fait chaud dans ce pays... Première journée de stage plutôt encourageante pour la suite, et pas tellement dépaysante. On se sent bien comme chez nous dans un hôpital, et ce, dans n'importe quel pays du monde. C'est probablement l'endroit où nous avons été le moins chamboulées depuis notre arrivée à Dakar. Attendons la suite, découvrons des pathologies inexistantes en France, et surtout il faut s'adapter au manque de moyens évident qui limite le médecin dans chacun de ses gestes ou prescriptions. See you ! Publié à 09:49, le 30/06/2008, Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante } |
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